BM 179-4 2021

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Bulletin monumental 179-4 : Sommaire

Articles

- Le chevet de Saint-Ambroise de Milan. Nouvelles lectures, par Luigi Carlo Schiavi

- L’église Saint-Thomas-de-Cantorbéry à Moulineux (Essonne) : une création originale des années 1180, par Géraud Kerhuel

- Le monument sculpté de Sains-en-Amiénois (Somme). La mémoire des martyrs Fuscien, Victoric et Gentien, par Dominique Paris-Poulain

Mélanges

- Une crosse d’inspiration limousine de l’atelier du faussaire Louis Marcy (1860-1945) ?, par Frédéric Tixier

Actualité

Creuse. Chamberaud. Découverte de panneaux de vitraux du XIIIe siècle provenant de l’église Saint-Blaise (Karine Boulanger et Géraldine Thévenot)

Tarn-et-Garonne. Caylus, quartier de la Saliège. Deux îlots au cœur de l’expansion urbaine, XIIIe-XIXe siècle (Éric Chabanne)

Yonne. Vézelay. Découvertes de colonnettes jumelles inédites (Christian Sapin avec la collab. de Gilles Fèvre, Fabrice Henrion, Stéphane Büttner et Fabrice Monna).

Chronique

Iconographie médiévale. Quand un roi du Danemark vient prendre la place d’un roi de France (Yves Christe). — Iconographie dominicaine et géométrie (Jean Wirth)

Sculpture funéraire. XVe-XVIIe siècle. Jean et Pons Poncet, sculpteurs entre pays nantais et Anjou (Dominique Hervier). — À propos de Robert Coustet et du cénotaphe de Michel de Montaigne (Geneviève Bresc-Bautier)

Architecture à Paris. XIVe-XVIe siècle. Paris : quelques observations sur les hôtels aristocratiques (Laurent Hablot). — Aux origines de la Petite Galerie du Louvre (Jean Guillaume)

Néo-gothique et byzantinisme hellénique. Néo-gothique à Sèvres (Françoise Hamon). — L’invention du byzantin (Françoise Hamon)

Art campanaire. XIXe siècle. Migration et innovation : la machine à carillonner de Buglose (Landes) [Jean-Bernard Faivre]

Architecture religieuse et vitrail. XXe siècle. Rodez, une église sous influence (Françoise Hamon). — Vitraux de Jean Bazaine restaurés et enrichis de créations nouvelles à Noisy-le-Grand (Seine-Saint-Denis) [Auriane Gotrand]

Bibliographie

Sources. Bertrand Jestaz, Documents pour servir à l’histoire de la Renaissance à Venise (Philippe Sénéchal)

Spiritualité. Cédric Giraud (trad. et éd.), Écrits spirituels du Moyen Âge (Christian Heck)

Architecture religieuse et civile. Maryannick Chalabi et Violaine Savereux-Courtin, Églises XXe du diocèse de Lyon (Antoine Le Bas). — Yves Esquieu, Christian Trézin et Martine Vasselin, La Maison des Chevaliers. Une demeure dans son histoire à Viviers (Pierre Garrigou Grandchamp). — Julie Piront et Adriana Sénard-Kiernan (dir.), Bâtir pour Dieu. L’œuvre des religieux et religieuses architectes (XVIIe-XVIIIe siècles) [Françoise Hamon]

Pierre et fer. Karine Boulanger et Cédric Moulis (dir.), Pierre à Pierre. Économie de la pierre de l’Antiquité à l’époque moderne en Lorraine et dans les régions limitrophes (Francis Tourneur). — Marie-France Lacoue-Labarthe, Le maître du fer. Blaise Charlut, serrurier artisan et artiste à La Réole, Bordeaux et alentour (1717-1792) [Jacques Moulin].

Résumés analytiques

Le chevet de Saint-Ambroise de Milan. Nouvelles lectures, par Luigi Carlo Schiavi

La datation du chevet de Saint-Ambroise de Milan est, depuis le XIXe siècle, l’un des sujets les plus controversés de l’historiographie sur l’architecture médiévale en Italie du Nord. Il a durablement existé un consensus sur le fait que cette partie orientale aurait été ajoutée à la basilique paléochrétienne après la fondation du monastère, vers 784, ce qui en faisait l’un des prototypes de l’architecture «  lombarde  ». Les hypothèses de datation se sont ensuite élargies à l’époque ottonienne et même à un XIe siècle plus avancé, en raison de la présence de certains éléments architecturaux (comme la rangée de niches couronnant l’abside) mais surtout de l’iconographie de la mosaïque du cul-de-four, inspirée par la Vita carolingienne de saint Ambroise BHL 377d. Le cadre architectural qui abrite cette mosaïque n’a pourtant fait l’objet d’aucune étude archéologique, étude que les lourdes restaurations du XIXe siècle et les destructions de la Seconde Guerre mondiale rendent aujourd’hui impossible. Toutefois, la documentation – longtemps négligée – sur les travaux de restauration et les photographies prises après le bombardement du 15 août 1943 permettent de mieux comprendre les phases de construction du chevet et autorisent une nouvelle datation de la travée de chœur couverte d’une voûte en berceau : de manière hypothétique, celle-ci pourrait être attribuée au patronage de l’évêque Lorenzo I (fin Ve-début VIe siècle).

Mots-clefs : histoire de l’architecture, antiquité tardive, époque romane, Italie du Nord, VIe-XIe siècle, Saint-Ambroise de Milan, Lorenzo I.

L’église Saint-Thomas-de-Cantorbéry à Moulineux (Essonne) : une création originale des années 1180, par Géraud Kerhuel

Les ateliers de l’École de Chaillot menés dans l’Étampois de septembre 2017 à juin 2018 ont permis à une équipe d’architectes d’étudier les vestiges de l’ancienne église paroissiale Saint-Thomas-de-Cantorbéry de Moulineux, à Chalou-Moulineux (Essonne). Propriété privée depuis sa vente comme bien national à la Révolution, elle n’avait jusqu’alors jamais fait l’objet d’une étude approfondie. Pourtant, la taille de l’édifice par rapport à celle du hameau et la grande qualité de sa mise en œuvre promettaient une découverte d’importance. Les observations et les relevés d’architecture faits sur place, complétés par des recherches en archives et des analogies avec d’autres édifices permettent d’appuyer l’hypothèse que l’église a été construite entre 1183 et 1190 par les Templiers, qui choisirent de la dédier à saint Thomas Becket en mémoire d’un don de la famille royale. La qualité de son architecture l’affilie aussi bien à une production commanditée par l’ordre militaire qu’à d’autres monuments prestigieux, notamment Saint-Martin d’Étampes et l’ancienne collégiale Sainte-Croix d’Étampes aujourd’hui disparue.

Mots-clefs : Chalou-Moulineux, Étampes, saint Thomas Becket, église (paroissiale), Templiers, fin XIIe siècle, ateliers de Chaillot.

Le monument sculpté de Sains-en-Amiénois (Somme). La mémoire des martyrs Fuscien, Victoric et Gentien, par Dominique Paris-Poulain

Dans les premières années du XIIIe siècle, un monument sculpté, dédié à la mémoire des trois saints martyrs Fuscien, Victoric et Gentien, fut élevé dans l’église paroissiale de Sains (aujourd’hui Sains-en-Amiénois) à l’emplacement même où d’après la tradition avaient été inhumés leurs restes corporels. L’entreprise avait pour ambition d’offrir un nouvel éclat au lieu d’ancrage d’un culte que l’on s’accorde à reconnaître, au vu des sources liturgiques et hagiographiques qui nous sont parvenues, comme l’un des plus anciens du diocèse d’Amiens. La présente contribution aborde successivement les questions touchant à l’ancienneté de la sépulture présumée des trois martyrs, à la présence au-dessus de la tombe vénérée d’une dalle romane à l’effigie des trois saints avant la mise en place du monument gothique, et au contexte de la commande de ce monument, en tout point remarquable tant par la qualité de son exécution que par l’originalité de sa conception. Les caractéristiques formelles de ses sculptures invitent à situer leur réalisation au moment où Évrard de Fouilloy (1211-1222) lançait la première phase du grand chantier de la cathédrale d’Amiens. Rénover, à l’occasion de la reconstruction de la cathédrale, la dalle funéraire de ceux qui avaient contribué à construire l’identité spirituelle de l’Église diocésaine, a pu paraître aux yeux des membres du clergé une opportunité à saisir. Leurs intérêts ont pu se conjuguer avec ceux d’Enguerran IV de Boves († 1222) alors engagé, après que son frère Robert eut assassiné le prévôt royal, dans la réhabilitation de sa lignée à travers plusieurs commandes, notamment funéraires.

Mots-clefs : Sains-en-Amiénois (Somme), diocèse d’Amiens, saints martyrs Fuscien, Victoric et Gentien, monument funéraire, sculpture gothique, XIIIe siècle.

English Summaries

(Traduction de Patricia Stirnemann)

The east end of San Ambrogio in Milan. New readings, by Luigi Carlo Schiavi

The date of the east end of San Ambrogio in Milan has been one of the most disputed subjects in medieval architecture in northern Italy since the 19th century. It has long been agreed that the east end was added to the paleochristian church after the foundation of the monastery around 784, making it one of the prototypes of “Lombard” architecture. Dating hypotheses have spanned the Ottonian period and even the 11th century because of certain architectural elements such as the row of niches crowning the apse, but especially the iconography of the cul-de-four, inspired by the Carolingian Vita of St. Ambrose BHL 377d. The architectural setting for the mosaic has never been studied archaeologically because of heavy 19th-century restoration and World War II destructions. However, a long-neglected documentation of the restorations and photographs taken after the bombing on 15 August 1943 allow for a better comprehension of the phases of construction of the east end and authorize a new dating for the bay of the choir covered by a barrel vault, which can hypothetically be attributed to the patronage of Bishop Lorenzo I (late 5th-early 6th century).

Keywords : history of architecture, late Antiquity, Romanesque, northern Italy, 6th-11th century, San Ambrogio in Milan, Lorenzo I.

The church of Saint Thomas of Canterbury in Moulineux (Essonne) : an original creation of the 1180s, by Géraud Kerhuel

From September 2017 to June 2018, a team of architects in the workshops of the École de Chaillot studied the vestiges of the ancient parish church of Saint Thomas of Canterbury in the hamlet of Moulineux in Chalou-Moulineux (Essonne). In private hands since its sale at the Revolution, the church has never been studied in depth. Yet the size of the edifice compared to that of the hamlet and the quality of the construction augured an important discovery. Observations and architectural plans and elevations made in situ, archival research, and comparisons with other buildings support the hypothesis that the church was built between 1183 and 1190 by the Templars, who dedicated it to St. Thomas Becket in memory of a donation made by the royal family. The quality of the architecture is affiliated with works financed by the military order as well as prestigious monuments, notably Saint Martin in Étampes and the collegiate church of Sainte Croix in Étampes, which no longer exists.

Keywords : Chalou-Moulineux, Étampes, Saint Thomas Becket, parish church, Templars, late 12th century, Chaillot workshops.

The sculpted monument in Sains-en-Amiénois (Somme). The memorial to the martyrs Fuscien, Victoric and Gentien, by Dominique Paris-Poulain

In the early years of the 13th century, a sculpted monument dedicated to the memory of the three martyr saints Fuscien, Victoric and Gentien was erected in the parish church of Sains (today Sains-en-Amiénois) marking the place where they were traditionally thought to have been buried. The purpose was to give new impetus to the focal point of a cult which, according to surviving liturgical and hagiographical sources, was one of the oldest in the diocese of Amiens. This article treats the antiquity of the presumed sepulchre of the three saints, the presence over the tomb of a Romanesque funerary slab depicting the saints prior to the installation of the Gothic monument, and the context of the ordering of the monument, which is remarkable both for its quality and the originality of its conception. The formal characteristics of the sculptures suggest that they are contemporary with the launching of the first phase of construction of Amiens Cathedral by Bishop Évrard de Fouilloy (1211-1222). This may have seemed an opportune moment in the eyes of the clergy to renovate the funerary slab of the saints who helped construct the identity of the diocesan cathedral church. The clergy’s interests may have concorded with those of Enguerran IV de Boves († 1222), who, after his brother Robert assassinated the royal provost, was engaged in rehabilitating his lineage by investing in good works, notably funerary.

Keywords : Sains-en-Amiénois (Somme), diocese of Amiens, martyr saints Fuscien, Victoric and Gentien, funerary monument, Gothic sculpture, 13th century.

Deutsche Zusammenfassung

Traduction de Pierre Steimer

Das Chorhaupt von Sankt Ambrosius in Mailand. Neue Ansätze, von Luigi Carlo Schiavi

Seit dem 19. Jh. ist die Datierung des Chorhauptes von Sankt Ambrosius in Mailand eines der umstrittensten Themen der norditalienischen Baugeschichtsschreibung. Lange herrschte Konsens darüber, dass nach der Gründung des Klosters, um 784, jener Ostteil an die frühchristliche Basilika angebaut worden sei, wodurch er zu einem Prototyp der „lombardischen“ Architektur wurde. Dann verschoben sich die Datierungshypothesen in die Zeit der Ottonen und sogar bis ins vorgerückte 11. Jh., aufgrund von bestimmten Architekturelementen (wie beispielsweise die die Apsis bekrönende Nischenreihe), vor allem jedoch aufgrund der Ikonographie des von der karolingischen Vita des heiligen Ambrosius (BHL 377d) inspirierten Apsismosaiks. Die das Mosaik tragende architektonische Struktur, ist jedoch nie einer archäologischen Untersuchung unterzogen worden, da die massiven Restaurierungen des 19. Jhs. und die Zerstörungen des Zweiten Weltkrieges eine solche heute unmöglich machen. Indessen ermöglichen Schriftquellen über die Restaurierungsarbeiten sowie die nach der Bombardierung vom 15. August 1943 gemachten Fotos ein besseres Verständnis der Bauabschnitte des Chorhauptes und erlauben es, das von einem Tonnengewölbe überspannte Chorjoch neu zu datieren : seine Errichtung könnte unter die Schirmherrschaft Bischof Laurentius I. (Ende des 5.-Anfang des 6. Jhs.) fallen.

Schlagwörter : Baugeschichte, Spätantike, Romanik, Norditalien, 6.-11. Jahrhundert, Sankt Ambrosius von Mailand, Laurentius I.

Die Kirche Saint-Thomas-de-Cantorbéry in Moulineux (Departement Essonne) : eine einmalige Kreation aus den 1180er Jahren, von Géraud Kerhuel

Die im Gemeindeverband Étampes von September 2017 bis Juni 2018 durchgeführten Workshops der École de Chaillot boten einem Team von Architekten Gelegenheit, die Überreste der ehemaligen Pfarrkirche Saint-Thomas-de-Cantorbéry in Moulineux (Departement Essonne) zu untersuchen. Seit ihrem Verkauf als Staatsbesitz zur Zeit der Französischen Revolution ist sie in privater Hand und wurde bisher nie erforscht. Die Größe des Gebäudes, verglichen mit der des Dorfes und die äußerst qualitätsvolle Bauausführung verhießen jedoch bemerkenswerte Entdeckungen. Beobachtungen am Bau und vor Ort angefertigte Bauzeichnungen, sowie Archivforschungen und Analogien zu anderen Bauwerken stützen die Hypothese, nach der die Kirche zwischen 1183 und 1190 von den Templern errichtet wurde, die sie in Erinnerung an eine Schenkung der königlichen Familie Thomas Becket weihten. Die Qualität ihrer Architektur zeugt von einer vom Militärorden angeordneten Produktion, sie steht aber auch in der Reihe anderer Prestigebauten, insbesondere von Saint-Martin in Étampes und der heute verlorenen Stiftskirche Sainte-Croix, ebenfalls in Étampes.

Schlagwörter : Chalou-Moulineux, Étampes, der heilige Thomas Becket, Pfarrkirche, Templer, Ende des 12. Jhs., Workshops der École de Chaillot.

Das Grabmal von Sains-en-Amiénois (Departement Somme), eine Bildhauerarbeit als Erinnerung an die heiligen Märtyrer Fuscien, Victoric et Gentien, von Dominique Paris-Poulain

In den ersten Jahren des 13. Jhs. wurde in der Pfarrkirche von Sains (heute Sains-en-Amiénois) ein in Stein gehauenes Grabmal zu Ehren der drei Märtyrer Fuscien, Victoric und Gentien an jener Stelle errichtet, an der nach der Überlieferung ihre körperlichen Überreste beigesetzt worden waren. Damit sollte dem Kultort neuer Glanz verliehen werden, wurde er doch gemeinhin als einer der ältesten der Diözese Amiens angesehen, wenn man überlieferten liturgischen und hagiographischen Quellen Glauben schenken darf. Der vorliegende Beitrag hinterfragt sukzessive das Alter des vermutlichen Grabes der drei Märtyrer, die Präsenz der darüber liegenden romanischen die drei Heiligen abbildenden Grabplatte, vor der Aufstellung des gotischen Grabdenkmals, und den Kontext, der zum Auftrag der Errichtung des Denkmals geführt hatte, das äußerst bemerkenswert ist, sowohl was die qualitätsvolle Ausführung betrifft, als auch seine einzigartige Konzeption. Formale Merkmale der Skulpturen weisen auf den Zeitraum, in dem Évrard de Fouilloy (1211-1222) den ersten großen Bauabschnitt der Kathedrale von Amiens in Angriff nahm. In den Augen der Kleriker war zum Zeitpunkt des Neubaus der Kathedrale die Erneuerung der Grabplatte jener Heiligen, die zur geistigen Identität der Diözesankirche beigetragen hatten, möglicherweise eine Gelegenheit, die man sich nicht entgehen lassen wollte. Ihre Interessen entsprachen womöglich denen des Enguerran IV de Boves († 1222), der damals bemüht war – nachdem sein Bruder Robert den königlichen Stadtvogt ermordet hatte – seine Dynastie mit Hilfe von mehreren Aufträgen, insbesondere zur Errichtung von Grabdenkmälern, zu rehabilitieren.

Schlagwörter : Sains-en-Amiénois (Departement Somme), Diözese Amiens, die heiligen Märtyrer Fuscien, Victoric und Gentien, Grabdenkmal, gotische Skulptur, 13. Jahrhundert.

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